
SuperMonsterFucker by Ersatz_Ego est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
« - Bonjour je me présente, je suis le sexe de Johnny Mc Coy. D’habitude, les membres de notre communauté ont pour coutume de ne pas briser le secret de l’intimité qui les lie à leur propriétaire, mais pour moi c’en était trop, je ne pouvais plus continuer à vivre sous la loi du silence… Il fallait que je parle, que je livre un témoignage qui peut être aidera d’autres sexes qui se reconnaîtront en moi… j’espère juste leur donner un peu de courage, le courage de se dire que la vie n’est pas une fatalité, et bien que nous ne sommes que des sexes, nous pouvons prendre notre destin en main et avoir le pouvoir de dire non…
« - C’est très courageux d’être venu sur ce plateau télé, Bobby. Je suis sur que votre témoignage bouleversera l’Amérique ce soir. »
Le sexe de Johnny Mc Coy n’avait en réalité pas de nom, mais Teddy Becker, le présentateur vedette du Teddy Becker evening’s confessional show en avait décidé autrement, car il s’appellerait désormais Bobby. Bobby était un nom qui sonnait bien, un nom fédérateur… Tout américain moyen avait statistiquement au moins une fois joué au base-ball ou au football avec un Bobby, avait mangé un burger ou bu une bière avec un Bobby, avait serré la main à un Bobby. Ce nom sentait bon la bonne vieille tarte aux noix de pékan et la dinde rôtie de Thanksgiving. Le public présent sur le plateau télé tout comme les dizaines de millions de téléspectateurs qui suivaient chaque soir le show de Teddy ne s’étonnèrent nullement qu’un pénis d’environ un mètre quatre-vingt vienne parler de ses problèmes, puisque au fond il s’appelait Bobby… Oui, un sexe au repos d’environ un mètre quatre-vingt et qui ne portait que des lunettes noires. Ses énormes testicules dégoulinaient sur le velours rouge et confortable du siège réservé à l’invité de Teddy. Son corps-pénis était traversé par une immense cicatrice. Le sexe observa un moment de silence, puis tira une longue bouffée sur sa cigarette et recracha un épais nuage de fumée. Et bien que son regard fut masqué par les lunettes, on pouvait très bien le sentir perdu dans les vapeurs évasives de la fumée de nicotine…
Teddy Becker était à l’écoute. Il avait déjà confessé un bon nombre de putes accros au crack, de mères indignes alcooliques, de pédés refoulés, d’artistes junkies, de révérends pervers et avait compati de nombreuses fois avec la souffrance d’enfants atteints de maladies incurables. Il avait même reçu sur son célèbre divan rouge un ancien président des Etats-Unis coupable d’adultère… alors pourquoi pas une bite géante. Après tout, Teddy Becker s’en branlait. L’important était de faire tourner le business et de se faire un bon paquet de fric, et son petit business était plutôt un bon business au vu des excellents scores d’audimat que son show quotidiennement récoltait. Voyant que Bobby peinait quelque peu à se livrer, Teddy « les dents blanches » sortit avec un regard de christ compatissant sa phrase favorite :
« - Vous êtes ici chez vous Bobby, vous pouvez nous faire confiance, nous ne sommes pas ici pour vous juger… »
Il était maintenant temps de faire pleurer l’Amérique. Gros plan sur Bobby, caméra une. La ventilation du studio faisait légèrement va et venir ses poils. Quelques gouttes de sueur glissèrent le long du pénis et vinrent finir leur courses sous la couronne d’un gland décalotté de la taille d’une pastèque mutante. Le raccord maquillage se ferait pendant les publicité, l’émission étant en direct live…
« - Vous savez Teddy, au début entre Johnny et moi, tout se passait pour le mieux… »

Derniers Commentaires